domingo, 19 de febrero de 2012

La Gran Marche d´lEau à Peru. HUITIEME JOUR





Hier, la Marche se trouvait à Huacho où elle était arrivée la veille venant de Huaura et ses membres ont été reçus par le syndicat des enseignants de l'université qui leur a offert le dîner et le logement. A Huacho, ils ont parcouru les rues jusqu'à l'Hôtel de Ville où le maire les a reçus. La journée a été remplie de manifestations culturelles.

Tandis que les membres de la Mission José Luis Martínez et Maribel Alvarez accompagnaient constamment les marcheurs, à Lima, hier le 8e jour, les professeurs Arrojo et Barkin ont été reçus par Claudia Coari, membre du Congrès, au nom de la Commission des Peuples andins  et de l'Environnement qui a commencé à manifester sa sympathie et ses préoccupations pour la cause que défend la Marche.

En tant que natif de Puno, a-t-il dit, “j'ai compris la lutte des paysans cajamarcains pour leurs rivièdes et leurs étangs, de même qu'il a lutté pour réassainir le lac Titicaca où vit ma communauté”. A la demande du prof. Antojo sur sa disposition à promouvoir le dialogue, tant auprès du Gouvernement qu'en particulier du Congrès, Claudia Coari a manifester sa disposition à le promouvoir à partir de la semaine prochaine, quand la Marche sera arrivée. Par ailleurs, elle a indiqué que le Règlement pour appliquer la Loi de Consultation préalable va paraître très prochainement, dès ue se tiendra la grande assemblée de représentants des communautés au début de la semaine prochaine à Lima.

Un grand nombre des milliers de représentants qui participent à cette grandiose manifestation officielle viennent à Lima à la fin de cette semaine pour se joindre à la Marche ... », a dit la membre du Congrès. Arrojo et Barkin ont exhorté madame Coari à celle qu'elle oeuvre à appliquer la Loi de Consultation Préalable en tant qu'espace de possibilités pour le dialogue effectif sur l'affaire Conga. « Depuis la Mission, nous pensons quele temps mis à ouvrie des espaces de dialogue ne sera pas du temps perdu mais gagné parce que « c'est en parlant que les gens se comprennent », si les uns et les autres veulent parler et écouter ». « Nous constatons », a dit Arrojo, que les dirigeants de la Marche veulent entamer un dialogue effectif. » Barkin, pour sa part, a transmis à la congressiste la reconnaissance par les dirigeants de la Marche du bon comportement, jusqu'alors, des forces de police, en même temps que les Rondes paysannes garantissaient la stricte non-violence de la mobilisation ». La réunion s'est conclue par l'engagement de la congressiste de promouvoir, autant que possible, une entrevue de la mission avec la première dame, madame Nadine Heredia.

Peu après, une large représentation de l'Association Nationale des Centres de Recherche, de Promotion Sociale et de Développement, l'ANC, présidée par Francisco Soberón et  Mª Josefina Huamán, a reçu les représentants de la Mission à son siège. L'ANC est une plateforme sociale influente qui réunit pratiquement toutes les ONGs du Pérou. Le thème dominant de la réunion a été le caractère propositif patent de la Marche, que l'ANC applaudit. De fait, la Marche parvient à ouvrir le débat sur le modèle de dévelopement à promouvoir au Pérou. Face à la vision d'un “pays minier”, les marcheurs, qui se refusent à accepter “un Pérou frappé d'une date de péremption”, soulignent que ses territoires sont riches en diversité et que l'agriculture, l'élevage, la pêche et le tourisme, qui ont toujours fait vivre ses communautés, peuvent fonder les bases d'un nouveau modèle de “qualité de vie”, pouvant compléter ses ressources par des activités industrielles ou même minières mais pourvu qu'elles respectent l'environnement et surtout les eaux.

L'après-midi s'est tenue une entrevue avec les entreprises minières au siège de la société Nationale des Mines, du Pétrole et de l'Energie. Arrojo et Barkin, accompagnés de  Mª Elena Foronda, ont été reçus par une large représentation des grandes entreprises minières. Face à l'exigence que ces sociétés présentent un diagnostic de la situation et des perspectives d'avenir qu'elles envisagent, la réponse de la présidente, Eva Arias, a  été convaincante :

...En réalité, nous ne pensons pas qu'il y ait un conflit. Les passifs environnementaux sont une chose du passé, aujourd'hui las entreprises purifient et réutilisent l'eau, de sorte qu'elles consomment à peine 2% des eaux utilisées. Les eaux purifiées sont reconduites aux cours d'eau... Nous pensons qu'il s'agit d'un problème de “perception” qui a été envenimé...”. C'est comme au football...” est allé jusqu'à dire M. Carlos Aranda, de Southern Copper, pour expliquer la situation, en s'adressant au professeur Arrojo”... il n'est pas facile de convaincre un  supporter du Real Madrid de ce que pense un autre du Barcelona”. Face aux questions d'Arrojo sur le manque de transparence et de contrôle social des communautés, Eva Arias a maintenu que les entreprises  sont transparentes”... nous avons distribué l'Evaluation d'impact environnemental à toutes les personnes et les institutions qui nous l'ont demandée.

Quant aux vérifications, elles sont toujours ouvertes au contrôle social...” a-t-elle affirmé. Face à la requête de Barkin sur la vision que les entreprises se font du Pérou, la réponse de Carlos Aranda et de la directrice Katherin Potesta s'est fondée sur le fait indubitable que “le Pérou est un pays minier et que, compte tenu de sa pauvreté, il a des chances de se développer grâce à l'énorme afflux d'argent que les compagnies minières injectent dans l'Etat grâce à leurs impôts... Malheureusement cet argent se perd ensuite aux différents échelons de l'administration au lieu d'aller développer les infrastructures dont le pays a besoin...” ont-ils conclu.